France - Allemagne (0-1)

5 juillet 2014 - 05:28

les larmes au bout de l'aventure

 

France - Allemagne (0-1) : les larmes au bout de l'aventure

Gurvan Le Guellec Publié le 04-07-2014 à 20h33Mis à jour à 23h51

En quart de finale de la Coupe du monde, la Mannschaft a montré à une équipe de France jeune (trop jeune ?) que l'expérience était un atout de poids.

Karim Benzema après France - Allemagne, le 4 juillet. (AFP PHOTO / FRANCK FIFE)Karim Benzema après France - Allemagne, le 4 juillet. (AFP PHOTO / FRANCK FIFE)
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Finalement, on n’en sort jamais. Même fatiguée,même grippée, même étrillée par son opinion publique, l’équipe d’Allemagne, comme l’avait prédit Didier Deschamps ne "diverge jamais de sa ligne directrice" : elle joue à 11 et finit par gagner. Les Allemands n’ont pas été pour rien demi-finalistes de toutes les phases finales –Euro et Mondial confondus – depuis 2006. Vendredi 4 juillet, ils ont montré à de jeunes Bleus, courageux mais sans grand vécu du très haut niveau international, ce qu’Erfahrung – "l’expérience" – signifie en allemand.

Les Bleus l’avaient affirmé : pas de fantômes du passé, pas d’appréhension… Ils joueraient la Mannschaft, comme tout autre équipe : avec humilité, mais sans complexe. Les premières minutes du match les montraient toutefois bien empruntés. Comme ils l’avaient annoncé, les Allemands mettaient la main sur le ballon et ne le relâchaient pas. A la 8e, toutefois, Valbuena, sur l’un de ses premiers ballons, trouvait Benzema sur un centre en retrait, l’attaquant du Real tirant juste à droite des cages de Manuel Neuer. Trois autres occasions dangereuses s’en suivaient.

13e minute : sans fioriture, sans génie, un but allemand

On se disait que les petits Français allaient désormais développer leur jeu. Et boum Mats Hummels, que Benzema avait effacé quelques minutes plus tôt dans sa surface, venait rappeler qui était le patron. Coup franc au millimètre de Kroos, et tête imparable sous la barre du géant de Dortmund (1m92 pour 91 kilos), malgré le bon marquage de Varane. Un but net et sans fioriture, sans génie particulier : un but allemand pour résumer.
La suite de la première mi-temps allait être de même aloi : maîtrise allemande, jeu simple dans l’axe, Kroos, Ozil et Khedira s’avançant (trop facilement ?) jusqu’à la surface pour essayer de trouver Klose et Müller, les deux flèches de la Mannschaft, plus prompts à chercher le pénalty que les filets d’Hugo Lloris.

De l’autre côté, la France se montrait vivace, technique, mais faute de contrôler le ballon au milieu du terrain, elle ne se montrait dangereuse que par éclair. Valbuena puis Benzema étaient tout près d’égaliser à la 34e après une percée de Griezmann. Puis Benzema, servi par une superbe transversale de Pogba tirait droit sur Neuer à la 44e.

Une 2e mi-temps marquée par la fatigue et les frustrations

A la mi-temps, la France rejoignait les vestiaires menée d’un but, mais on se disait que, face à une défense allemande, plus panzer lourd que char léger, les Bleus finiraient par trouver la clé. La seconde mi-temps, hélas, ne sera que fatigue et frustration. Des ouvertures il y en aura, les Allemands, forts de leur 1-0 se montrant raisonnables et attentistes. Mais avec des Français maladroits sur le dernier geste, et un Neuer à nouveau impérial, la délivrance ne viendra jamais.

A la 73e après un tir de loin de Griezmann qui sentait bon la résignation,Didier Deschamps jouait son va-tout en faisant entrer Loïc Rémy à la place de Yohan Cabaye en difficulté dans l’entrejeu. La pression française s’accentuait encore, la surface allemande se transformant peu à peu en Fort Alamo. A la 76e, Benzema voyait son tir contré in extremis par Höwedes, puis quelques secondes plus tard Matuidi butait sur Neuer. Les Allemands musclaient le jeu, Schweinsteiger ramassant ce qu’on appelle un "carton utile" à la 79e sur une jolie relance de Griezmann.

A la 82e, Lloris sur un contre allemand, se mettait en valeur avec un arrêt de très grande classe (quasiment le premier du match !) pour stopper Schürrle. Deschamps abattra son deuxième joker à la 85e en faisant entrer Giroud à la place de Valbuena. En vain. Neuf minutes plus tard, sur la balle de match, Benzema servi par ledit Giroud, perdra à nouveau son duel face à l’aigle allemand.

Au final, la Mannschaft a cadré deux tirs, marqué un but et s’est qualifié pour sa cinquième demi-finale d’affilée. Comment dit-on réalisme en allemand ? Einfach. Realismus !

Gurvan Le Guellec - envoyé spécial du "Nouvel Observateur" au Brésil

 

   

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