Comme des funambules. Depuis le début de ce tournoi, on attend, spectateurs, le faux pas des Argentins à chacun de leurs matches. Contre la Suisse, ils sont passés très près d’une séance de tirs au but des plus aléatoires, grâce à un but dans la prolongation d’Angel Di Maria (1-0, 118e). Un énième résultat ric-rac pour cette formation que l’on annonçait flamboyante, notamment du fait de son attaque de feu – composée de Lionel Messi, Ezequiel Lavezzi ou Gonzalo Higuain –, et qui a pourtant galéré face à la Bosnie (2-1), l’Iran (1-0) et le Nigeria (3-2).

Messi, l’argument n° 1 de l'Argentine

Jeu stéréotypé, déchet technique et “Messi dépendance”, l’Albiceleste a de nouveau étalé ses limites du moment face aux Helvètes, qui vont regretter longtemps ne pas avoir mieux exploité les largesses défensives des hommes d’Alejandro Sabella. “On savait que ça allait être un match compliqué et que ça pouvait aller en prolongation. Mais on n’a jamais perdu espoir, on a tout donné sur le terrain et on est là, on est vainqueurs”, expliquait après la rencontre Di Maria, très bien servi par Messi sur le but de la victoire.

“La Pulga”, toujours lui, qui même sans avoir complètement retrouvé son niveau de jeu du temps où il remportait quatre Ballons d'or d’affilée (2009, 2010, 2011 et 2012), reste l'argument n° 1 de cette sélection argentine. Un peu comme le Brésil avec Neymar... Les deux omnipotents pourraient d’ailleurs se retrouver le 13 juillet prochain en finale de cette Coupe du monde. À condition de rester en équilibre jusque-là.

>> Suivez ici l'actualité des Bleus et de la Coupe du monde